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Voici mon blog qui vous présente un pays EL SALVADOR trop méconnu. Laissez-vous guider, je vais vous faire découvrir ce petit pays très attachant

16 Jun

LE JEU DE BALLE CHEZ LES MAYAS

Publié par elsalvador  - Catégories :  #HISTOIRE

LE JEU DE BALLE CHEZ LES MAYAS

Le jeu de balle est un sport rituel qui a été pratiqué pendant plus de 3000 ans par les peuples précolombiens de la Mésoamérique, et qui est connu également sous les noms de jeu de pelote et d'ulama (nom dérivé du nahuat), et appelé « pits » en maya classique, « pok'ol pok » en maya yucatèque, « tlachtli » ou « ullamaliztli » en náhuatl, ou encore « taladzi » en zapotèque.
Apparu durant le second millénaire avant J.C., le jeu de balle connait son apogée chez les Mayas de 900 à 1200. Il se pratiquait avec une petite balle de caoutchouc entre deux équipes (de 1 à 12 joueurs) sur un terrain généralement en forme de H, également nommé tlachtli par les Aztèques. Le plus vaste de ces courts est aujourd'hui celui de Chichen Itza : soixante-dix mètres par cent soixante huit. L'iconographie et quelques récits présentent des joueurs se renvoyant la balle à coup de hanches ou de genoux, s'interdisant de la toucher avec les mains et les pieds. D'autres illustrations montrent des joueurs munis de bâtons. Il existe peu de descriptions historiques précises des règles de ce jeu qui faisait partie d'un rituel et qui était parfois accompagné de sacrifices. Le jeu fut ensuite repris par les Aztèques. C'est cette version que découvrirent les conquistadors espagnols.
Des variantes de ce sport sont encore pratiquées de nos jours dans le nord-ouest du


Règles du jeu de balle


Bien qu'il n'y ait pas eu qu'une seule façon de pratiquer le jeu de balle dans les différentes aires et périodes culturelles de la Mésoamérique, on retrouve cependant un certain nombre de règles communes.
Premièrement, il opposait deux équipes, composées d'un nombre de joueurs difficile à préciser, tant il varie selon les sources (de deux à dix, ou plus). L'iconographie - notamment les codex -, n'est pas d'une plus grande aide : lorsque seuls deux joueurs sont représentés - le cas le plus fréquent -, il est difficile de savoir s'il s'agit d'une partie opposant deux individus, ou s'ils symbolisent deux équipes comportant un plus grand nombre de joueurs. Ils se faisaient face de part et d’autre d’une ligne centrale, sur un terrain délimité latéralement par des murs d'une dizaine de mètres de hauteur et en général inclinés. Les terrains de l'époque classique sont en général délimités dans le sens de la longueur par une terrasse ou un mur, donnant ainsi au terrain la forme d'un I majuscule ou d'un double T majuscule aux barres transversales opposées.
Les joueurs devaient se renvoyer une balle de taille variable en caoutchouc (matière sacrée chez les Mayas). Ils pouvaient utiliser pour cela les genoux, les coudes, les hanches ou les fesses, en évitant de la toucher avec les mains ou les pieds. Étant donné que la balle (appelée « olli » « ulli », « olin », « ulle », « hule » - « ollin » signifie «mouvement» en nahuatl - et « kik » en maya - liquide séminal) était pleine, elle pesait jusqu'à plus de 3 kg ; les joueurs portaient donc des protections pour atténuer la violence des coups : coudières, genouillères, joug (ceinture de cuir) et parfois même un casque. Comme au volley-ball, le but était de renvoyer la balle dans le camp adverse sans qu'elle ne touche le sol.
Selon les auteurs du xvie siècle qui décrivent le jeu tel qu'il était pratiqué au Mexique central, le décompte des points était assez complexe : l'équipe qui commettait une faute (c'est-à-dire en ne rattrapant pas la balle, en ne la renvoyant pas dans le camp adverse ou en utilisant une partie du corps interdite) perdait un point et l'équipe adverse en gagnait un. La partie s'achevait lorsque le nombre de points déterminé à l'avance était atteint. Dans le cas des terrains dont les murs latéraux étaient équipés d'anneaux (« tlachtemalacatl » en nahuatl), la partie pouvait également s'arrêter lorsqu'un joueur réalisait l'exploit (excessivement rare) de faire passer la balle dans l'anneau du camp adverse.
Lorsqu’il ne s’agissait pas d’un simple entraînement, les prêtres ainsi que les rois et les personnalités importantes observaient le jeu du haut des bâtiments situés autour du terrain.


Valeur rituelle


Certes, le jeu de balle était pratiqué par tous : certaines cités importantes, comme Chichén Itzá, ont eu jusqu’à treize terrains, et on sait par le codex Mendoza que l’empereur aztèque Moctezuma II exigeait des cités de la côte du golfe du Mexique le paiement d’un tribut annuel de 16 000 balles de caoutchouc, ce qui prouve bien que le jeu était pratiqué très régulièrement par une part importante de la population.
Mais lorsqu’il était pratiqué comme un sport, le jeu de balle n’était en fait alors qu’un simple entraînement à ce qui était sa vraie raison d’être : les cérémonies religieuses.
En effet, le jeu de balle était avant tout un rite symbolisant la cosmogonie méso-américaine : la trajectoire de la balle correspondait à la course du soleil qui ne devait pas s’arrêter ; les anneaux de pierre servant de cibles, le plus souvent disposés à l'Est et à l'Ouest, représentaient le levant et le ponant. Le terrain, lui, représentait la plate-forme terrestre séparant le Monde Supérieur (le ciel) de l’Inframonde (semblable aux Enfers), où l’homme doit lutter contre les forces des ténèbres pour rejoindre, avec le soleil, le Monde Supérieur. D’une manière générale, la pratique cérémonielle du jeu de balle servait à révéler la volonté des dieux : pour trancher des débats voire des conflits politiques (le terrain du jeu de balle servait également de forum social), et pour, en cas de problème (agricole en particulier), donner des indices d’ordre divinatoire aux prêtres, qui suivaient le jeu avec attention pour en déchiffrer les signes.
De plus, ces cérémonies se terminaient systématiquement par la décapitation de l’équipe perdante ou du moins de son chef (à ce titre on comprend pourquoi c’étaient des prisonniers de guerre qui participaient le plus souvent à cette pratique rituelle) : ce sacrifice visait clairement à invoquer l’aide des dieux, le sang versé pouvant qui plus est être rattaché à la fertilisation des terres. Il existait même une structure, le tzompantli (ou autel de crânes), servant à recueillir les offrandes de ces têtes tranchées, exposées sur de longues traverses de bois.
Selon certains historiens, ce sont les vainqueurs du jeu qui étaient sacrifiés aux dieux, puisque cet acte était un honneur suprême.

LE JEU DE BALLE CHEZ LES MAYAS
LE JEU DE BALLE CHEZ LES MAYAS
LE PRINCIPAL TERRAIN DE JEU BALLE A CIHUATAN
LE PRINCIPAL TERRAIN DE JEU BALLE A CIHUATAN
LE PRINCIPAL TERRAIN DE JEU BALLE A CIHUATAN
LE PRINCIPAL TERRAIN DE JEU BALLE A CIHUATAN
LE PRINCIPAL TERRAIN DE JEU BALLE A CIHUATAN
LE PRINCIPAL TERRAIN DE JEU BALLE A CIHUATAN
LE PRINCIPAL TERRAIN DE JEU BALLE A CIHUATAN

LE PRINCIPAL TERRAIN DE JEU BALLE A CIHUATAN

Commenter cet article

philae 17/06/2014 00:20

très intéressant

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